La blépharoplastie de préservation
La blépharoplastie corrige les paupières tombantes, les poches et les cernes pour redonner un regard plus frais, ouvert et reposé.
Blépharoplastie : pour qui et dans quels cas ?
Le vieillissement des paupières résulte d’un relâchement cutané, souvent accéléré par le soleil, le tabac ou l’hérédité. Il s’accompagne soit d’un relâchement des tissus laissant saillir la graisse orbitaire, soit d’une fonte des tissus qui creuse le regard.
Deux grands profils se distinguent :
- Œil creux et caverneux : la fonte des tissus révèle les contours internes de l’œil, les cernes se creusent.
- Œil rétréci et encombré : l’excès de peau recouvre parfois les cils, gêne le maquillage, alourdit l’expression et peut même réduire le champ visuel.
La blépharoplastie permet de corriger chaque élément impliqué :
- les plis de peau,
- le relâchement cutané,
- les poches graisseuses (hernies),
- les cernes marqués.
Elle est indiquée lorsque :
- les paupières ne protègent plus correctement l’œil (sécheresse, larmoiement),
- l’excès de peau gêne la vision ou le maquillage,
- l’apparence fatiguée devient une gêne esthétique ou sociale (« tu as l’air fatigué »).
Le principe de l’intervention
Les anciennes techniques, bien qu’efficaces pour retirer les excès, présentaient deux limites majeures : un risque d’œil rond, et un regard creusé par une résection excessive des graisses. Elles corrigeaient certains signes tout en en créant d’autres, sans restaurer l’équilibre initial du regard.
La blépharoplastie de préservation a été développée pour éviter ces dérives. Elle conserve les structures qui assurent la stabilité de la paupière, et redistribue les poches graisseuses au lieu de les supprimer. Le regard retrouve ainsi son relief naturel, avec un résultat plus durable et plus sûr.
En réduisant leur volume, on creuse la partie basse de la joue (entre la pommette et la mâchoire), ce qui affine le visage et valorise les reliefs osseux comme les pommettes et l’angle mandibulaire.
La consultation initiale
La consultation permet d’évaluer précisément les éléments du vieillissement, les dysfonctionnements éventuels et les déséquilibres esthétiques à corriger. Un plan de traitement personnalisé est alors proposé, incluant le choix du type d’anesthésie, les gestes associés éventuels, et les soins postopératoires. Le chirurgien remet également un devis détaillé et toutes les informations utiles sur l’intervention, ses suites et ses risques.
L’intervention
La blépharoplastie est une intervention réalisée sous anesthésie locale pour la paupière supérieure (de 30 minutes), et sous anesthésie générale pour la paupière inférieure ( 30 à 60 min). Lorsque les quatre paupières sont opérées en une seule séance, les durées s’additionnent et une anesthésie générale est alors recommandée.
Blépharoplastie supérieure
- Excision cutanée dans le pli palpébral.
- Traitement des poches graisseuses : la poche interne peut être retirée ou redistribuée, la poche moyenne (« organe en rouleau ») est étalée pour lisser la jonction avec l’orbite.
- Repositionnement de la glande lacrymale en cas de ptose : pour dégager le coin externe de l’œil.
- Correction du ptosis, s’il existe : en agissant sur le muscle releveur ou le muscle de Müller.
- Cicatrice dans pli naturel de la paupière supérieure.
Blépharoplastie inférieure
- Excision modérée de peau sous les cils
- Transposition ou réduction des poches graisseuses
- +- Lipofilling du cerne et de la pommette
- +-Canthopexie: renforce ou repositionne le coin externe de l’œil pour traiter ou prévenir l’ectropion (bascule vers l’extérieur), l ’œil rond, le scleral show (blanc visible sous la pupille) ou pour une demande de « fox eyes »
- Cicatrice à l’intérieur de la paupière +- sous les cils.
Suites et récupération
Les suites opératoires sont généralement simples et peu douloureuses.
La majorité des patients décrivent une sensation de tension ou d’inconfort, bien soulagée par des antalgiques simples.
- Œdème et ecchymoses : fréquents, ils apparaissent dans les premiers jours et se résorbent en une dizaine de jours. Les soins post-opératoires visent à accélérer leur disparition.
- Fils : retirés entre le 5ᵉ et le 7ᵉ jour.
- Cicatrices : très discrètes, elles s’estompent en quelques semaines. Il est conseillé d’éviter toute exposition solaire pendant au moins un mois (lunettes couvrantes recommandées).
- Reprise sociale : possible entre le 5ᵉ et le 10ᵉ jour, selon l’importance de l’intervention.
- Reprise physique : les activités sportives, la natation et le sauna sont à éviter pendant deux à trois semaines.
- Activité professionnelle : un travail intellectuel ou de bureau peut être repris dès les premiers jours, sauf contre-indication spécifique.
Un suivi est organisé à 7 jours, 1 mois et 3 mois pour vérifier la bonne cicatrisation et l’évolution du résultat.
Résultat : un regard reposé et rajeuni
Les résultats apparaissent progressivement, dès la résorption des œdèmes et des ecchymoses, en général en quelques semaines. Le regard gagne en netteté et en ouverture, sans figer les expressions.
Les effets sont durables : il est exceptionnel d’avoir besoin d’une nouvelle intervention, ce qui fait de la blépharoplastie l’une des chirurgies esthétiques les plus stables dans le temps.
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FAQ – Blépharoplastie
Une blépharoplastie entraîne-t-elle une cicatrice ?
Pas toujours. Lorsqu’il s’agit uniquement de corriger les poches, la voie conjonctivale permet une intervention sans cicatrice visible. Sinon, les incisions sont dissimulées dans les plis naturels ou sous les cils. Les cicatrices sont rarement visible après quelques mois.
Quels sont les risques de la blépharoplastie ?
En dehors des œdèmes et ecchymoses transitoires, le principal risque esthétique reste l’œil rond, lié à une résection excessive de la paupière inférieure.
Les techniques modernes réduisent largement ce risque en préservant le muscle orbiculaire et le septum, ou en associant une canthopexie préventive.
Dans les rares cas où un œil rond surviendrait, il s’améliore souvent spontanément ; une retouche simple peut être envisagée si besoin.
À l’inverse, les anciennes techniques, qui traversaient le muscle et retiraient trop de peau ou de graisse, exposaient à des complications plus sévères, parfois nécessitant des reconstructions.
Comment éviter une blépharoplastie “ratée” ?
Les échecs sont le plus souvent liés aux anciennes techniques, qui retiraient trop de peau ou de graisse et fragilisaient les structures profondes.
Les techniques modernes visent au contraire à préserver le muscle orbiculaire, maintenir le septum, repositionner les volumes et renforcer la stabilité du coin externe.
C’est cette approche conservatrice qui permet d’éviter les yeux creux, les bascules palpébrales et les expressions figées.
Combien de temps durent les résultats d’une blépharoplastie ?
Les résultats sont durables. Une fois les excès cutanés et graisseux traités, il est exceptionnel de devoir réopérer.
Le vieillissement du visage se poursuit naturellement, mais les bénéfices de la chirurgie restent visibles pendant de nombreuses années.
Des gestes complémentaires (toxine botulique, bio-inducteurs, soins de peau) peuvent être utilisés pour entretenir le regard et ralentir les effets du temps.
Blépharoplastie médicale ou chirurgicale : quelles différences ?
La blépharoplastie chirurgicale est le seul traitement capable de retirer précisément les excès de peau et de repositionner les tissus de manière stable et durable.
À l’inverse, la blépharoplastie médicale (plasma, laser…) repose sur une brûlure contrôlée de la peau. Elle est réservée aux excès très modérés, nécessite plusieurs séances, et ses effets sont moins nets, moins prévisibles et parfois moins bien tolérés (troubles pigmentaires, rétractions cutanées, œil rond…).
La blépharoplastie peut-elle être remboursée par la Sécurité sociale ?
Une prise en charge est possible uniquement si l’intervention répond à un critère fonctionnel, en particulier lorsqu’un excès de peau altère le champ visuel supérieur.
Cela doit être objectivé par un test ophtalmologique prescrit par le chirurgien. D’autres cas peuvent aussi justifier un remboursement partiel : ptosis, ectropion, kératite ou mauvaise protection de la cornée.
Quels traitements associés pour compléter une blépharoplastie ?
Certains gestes peuvent optimiser le résultat en agissant sur des zones voisines ou des aspects complémentaires du vieillissement :
- Un lifting temporal pour repositionner la queue du sourcil et ouvrir davantage le regard.
- Un lipofilling ciblé pour combler les cernes ou restaurer le volume des pommettes.
- Des soins médicaux (mésothérapie, bio-inducteurs, peelings) pour améliorer la qualité de la peau ou traiter les cernes pigmentés.
Quels traitements alternatifs à une blépharoplastie ?
Les traitements non chirurgicaux peuvent être envisagés dans des cas très modérés, mais leurs résultats restent limités :
- Le laser ou le plasma (PlexR) permettent une légère rétraction cutanée, mais nécessitent plusieurs séances, avec des suites moins simples et des résultats variables.
- L’acide hyaluronique, utilisé pour combler les cernes ou les creux, est moins bien toléré que le lipofilling. Il expose à des effets secondaires comme l’œdème chronique ou l’effet Tyndall (reflet bleuté sous la peau).
- À ce jour, aucun traitement médical n’élimine les poches graisseuses.
- Le Botox, injecté en périphérie du regard, peut atténuer les rides de la patte d’oie, mais il peut aussi accentuer l’excès de peau palpébrale s’il est injecté trop haut, notamment au niveau du front.
Tarif d’une blépharoplastie à Paris
Les honoraires chirurgicaux débutent à partir de :
- 2 000 € pour une blépharoplastie supérieure,
- 3 000 € pour une blépharoplastie inférieure,
- 4 000 € pour une blépharoplastie des quatre paupières.
Ces tarifs peuvent varier en fonction des gestes complémentaires associés (ptosis, lipofilling, canthopexie, etc.).
Ils ne comprennent pas les frais d’anesthésie ni les frais d’établissement, qui seront précisés dans le devis remis en consultation.
Dans certains cas relevant de la chirurgie réparatrice, une prise en charge partielle par l’Assurance Maladie peut être envisagée, sur présentation d’un dossier médical approprié.
Un devis personnalisé est remis à l’issue de la consultation avec le Dr Pélissier chirurgien esthétique à Paris.

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