Lifting malaire
Dans quelles situations envisager un lifting malaire ?
Il existe deux grandes situations qui peuvent conduire à un relâchement de la région médio-faciale :
- Le vieillissement naturel, sous l’effet du temps et des contractions musculaires répétées, provoque un glissement progressif des tissus vers le bas. La pommette s’aplatit, la paupière inférieure s’allonge, les sillons se creusent et la joue se gonfle.
- L’amaigrissement marqué, qu’il soit général ou lié à une lipodystrophie, peut également entraîner un relâchement par fonte graisseuse, avec perte de soutien des tissus. Dans ce cas, la peau devient plus lâche, même chez des patients jeunes.
Les signes caractéristiques sont :
- Une paupière inférieure allongée, moins couvrante,
- Une pommette aplatie,
- Un gonflement de la joue, par migration des volumes en cas de vieillissement, ou des plis de la joue en cas d’amaigrissement.
- Des sillons accentués :
- le sillon sous-palpébral (entre la paupière et la joue),
- la vallée des larmes (au coin interne de l’œil),
- le sillon nasogénien (entre la joue et la bouche).
Lorsque ces signes deviennent visibles ou gênants, le lifting malaire offre une solution cohérente.
Le principe de l’intervention
Le lifting malaire libère et repositionne les tissus de la pommette afin de les replacer au niveau de leur relief osseux d’origine. Ce geste permet de restaurer la position naturelle des volumes, de dégager la joue, de lisser les sillons et de réduire la traction exercée sur la paupière inférieure.
La consultation initiale
Lors de la consultation, le chirurgien évalue les signes de relâchement de la région médio-faciale et simule l’effet de la chirurgie par une manipulation de repositionnement.
Un devis détaillé est remis, accompagné d’une fiche de consentement et des recommandations pré- et post-opératoires.
Déroulement de l’intervention
L’intervention dure entre 40 et 90 minutes, sous anesthésie locale ou générale, en fonction de la technique retenue et de l’importance du relâchement à corriger.
Deux approches techniques sont possibles, selon le vecteur de traction et la voie d’abord choisie :
- Le lifting centro-malaire est réalisé par voie transconjonctivale (à l’intérieur de la paupière) ou par voie sous-ciliaire étendue à la patte d’oie, avec une traction dirigée vers l’œil.
- Le lifting temporo-malaire est effectué par une incision dissimulée dans les cheveux, avec une traction dirigée vers la tempe.
Le geste repose sur le décollement des tissus mous jusqu’au relief osseux de la pommette, afin de les repositionner précisément à leur emplacement d’origine. Les tissus sont ensuite fixés à l’aide de fils.
En cas d’excès de peau, une résection discrète peut être réalisée dans la patte d’oie.
Suites et récupération
Les suites opératoires sont généralement bien tolérées, mais une convalescence d’environ deux semaines est recommandée.
- Œdèmes et ecchymoses : fréquents autour des paupières et des pommettes, ils régressent habituellement en 15 à 21 jours. Un traitement médicamenteux est prescrit pour accélérer leur résorption et limiter leur intensité.
- Douleur : modérée, souvent décrite comme une sensation de tension, bien contrôlée par des antalgiques simples.
- Reprise de la vie sociale : possible entre 10 et 15 jours après l’intervention, selon l’ampleur du geste et les éventuelles interventions associées.
- Activités physiques : le sport, les efforts importants et les expositions à la chaleur sont à éviter pendant trois semaines.
Un suivi postopératoire est organisé à 1 semaine, 1 mois et 3 mois pour contrôler la cicatrisation et l’évolution du résultat.
Résultat du lifting malaire
Les premiers résultats sont visibles dès la disparition des œdèmes, généralement après deux à trois semaines. Le visage paraît plus jeune, avec une pommette remontée, une paupière inférieure raccourcie, et des cernes et sillons atténués. Le résultat final se stabilise en quelques mois et reste durable, bien que le vieillissement naturel continue d’évoluer.
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FAQ – Les questions fréquentes sur le lifting malaire
Lifting malaire ou injections de comblement : comment choisir ?
Les injections d’acide hyaluronique restaurent efficacement un visage fatigué et amaigri, en redonnant du volume aux pommettes. Elles procurent aussi un léger effet de remise en tension de la peau. Mais si le relâchement vient du vieillissement sans amaigrissement, ces injections risquent d’alourdir les traits. Trop de pommette, trop de joue : le résultat devient peu naturel. Les injections sont donc réservées : aux visages amaigris, aux tout premiers signes de relâchement. Une fois le relâchement installé, seule la remise en tension chirurgicale permet un repositionnement efficace des volumes.
Quels sont les risques associés au lifting malaire ?
Le principal risque spécifique est l’œil rond, surtout en cas de résection cutanée excessive par voie sous-ciliaire. C’est pourquoi les techniques actuelles privilégient : la voie transconjonctivale (sans cicatrice visible), ou la voie temporale (incision dans les cheveux) et en cas d’excès de peau, une résection latérale limitée dans la patte d’oie, sans traction sur la paupière.
Les autres effets secondaires classiques sont transitoires : œdèmes, ecchymoses, sensation de tension les premiers jours.
Quelle est la différence entre un lifting tempro-malaire et un lifting centro-facial ?
Ces deux variantes repositionnent la pommette, mais dans des directions différentes :
- Le lifting centro-malaire agit de bas en haut, via une incision dissimulée dans la paupière (voie transconjonctivale ou sous-ciliaire étendue).
- Le lifting temporo-malaire agit en oblique, vers la tempe, via une incision dans le cuir chevelu.
Le choix dépend souvent des gestes associés.
Peut-on combiner un lifting malaire avec d’autres interventions ?
Oui. Il peut être associé à :
- une blépharoplastie (paupières),
- un lifting temporal (queue du sourcil),
- un lifting cervico-facial (bas du visage et cou),
- ou à un lipofilling pour compléter la restauration des volumes.
Lifting malaire ou lifting des paupières ? Comment choisir ?
Ces interventions sont complémentaires :
- Si le problème vient du relâchement des pommettes, de la vallée des larmes ou du sillon nasogénien : lifting malaire.
- Si l’excès de peau et les poches sous les yeux prédominent : blépharoplastie.
Dans certains cas, les deux sont indiqués.
Quelles sont les alternatives au lifting malaire avec ou sans chirurgie ?
- Le lipofilling
En restaurant le volume des pommettes par injection de graisse autologue, le lipofilling est indiqué surtout en cas d’amaigrissement ou de relâchement débutant. En dehors de ces cas, il expose à un visage trop rempli, avec un effet de lourdeur.
- L’acide hyaluronique
Il suit la même logique que le lipofilling, mais avec des effets plus discrets et temporaires (12 à 18 mois). Il nécessite un entretien régulier.
- Les fils tenseurs
Ils visent à repositionner les tissus, mais sans libérer les attaches profondes. La traction nécessaire est donc plus forte, ce qui augmente l’inconfort et réduit la tenue du résultat à quelques mois seulement.
Quelles différences entre le lifting malaire et les autres liftings du visage ?
Le lifting malaire se concentre sur les pommettes, la partie haute des joues et la vallée des larmes.
Le lifting cervico-facial, lui, traite surtout le cou, la mâchoire et la partie basse des joues.
Enfin, le lifting temporal cible la queue du sourcil et les tempes.
Faut-il masser la zone opérée après un lifting malaire ?
Non, les massages ne sont généralement pas recommandés après un lifting malaire. Cette zone est fragile dans les premières semaines postopératoires, et la mobilisation prématurée des tissus peut compromettre la tenue du résultat ou aggraver les œdèmes.
À partir de quel âge peut-on envisager un lifting malaire ?
Il n’y a pas d’âge strict, mais le lifting malaire est le plus souvent réalisé entre 40 et 60 ans, lorsque le relâchement médio-facial devient visible et gênant. Chez les patients plus jeunes ayant un relâchement précoce (génétique ou post-amaigrissement), une indication peut être discutée au cas par cas.
Tarif du lifting malaire à Paris
Le coût des honoraires chirurgicaux pour un lifting des pommettes commence à partir de 5 000 €, auxquels s’ajoutent les frais de clinique, d’anesthésie et d’établissement.
Cette intervention étant à visée esthétique, elle ne fait l’objet d’aucune prise en charge par l’Assurance Maladie.
Un devis personnalisé vous sera remis lors de la consultation avec le Dr Pélissier, chirurgien esthétique à Paris.

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