Retrait d’un implant fessier
Dans quelles situations peut-on retirer un implant fessier ?
Les motifs de demande sont variés et légitimes. Ils concernent aussi bien des femmes que des hommes.
- Un inconfort durable : certaines personnes ressentent une gêne persistante à la marche, en position assise ou lors de la pratique sportive. Cette gêne peut résulter d’un implant mal toléré ou mal positionné.
- Un résultat esthétique jugé insatisfaisant : parfois, le volume est trop marqué, la forme paraît artificielle, l’aspect trop tendu ou asymétrique. Certains patients décrivent aussi une sensation de corps étranger, de fesse figée ou trop visible dans l’intimité ou en salle de sport.
- Un implant usé ou rompu : une prothèse ancienne peut se fissurer ou se rompre. Dans ce cas, même sans gêne manifeste, il est recommandé de l’enlever.
- Un changement corporel : une prise de poids importante, une prise musculaire (notamment chez les hommes), ou au contraire un amaigrissement marqué peuvent rendre l’implant inadapté ou trop visible.
- Un changement de mode de vie : lorsque l’activité physique devient plus importante (course, sport de combat, vélo), certains patients trouvent leur implant gênant, voire handicapant.
- Une évolution du désir de silhouette : l’implant n’est plus jugé nécessaire, la personne est aujourd’hui plus à l’aise avec un volume fessier plus discret, ou souhaite retrouver une apparence plus naturelle.
Principe de l’intervention
L’intervention consiste à retirer l’implant fessier en utilisant les mêmes cicatrices que celles de la pose initiale. Ce geste simple permet d’enlever définitivement l’implant devenu inadapté ou indésirable, tout en respectant les tissus environnants.
À la suite de l’opération, un remodelage spontané de la région fessière permet généralement d’améliorer nettement l’aspect dans les mois qui suivent, en particulier grâce à la rétraction cutanée progressive.
Consultation préopératoire : comprendre, analyser, proposer
La consultation avec le chirurgien vise à analyser la situation en détail : quel est le motif réel de l’ablation ? Quel est l’état de l’implant ? Quelle est la qualité des tissus fessiers, la tonicité cutanée, la morphologie ? Plusieurs points sont systématiquement abordés :
Un simple retrait peut suffire dans de nombreux cas, notamment lorsque le patient ne souhaite pas de geste complémentaire.
D’autres gestes peuvent être envisagés, à visée complémentaire ou alternative :
- Un remplacement par un implant plus petit ou mieux positionné peut être envisagé, notamment si l’implant initial était placé trop superficiellement (sous-cutané) ou si son volume était excessif.
- Un lipofilling complémentaire peut permettre de mieux dissimuler un implant encore en place (dans le cas où son retrait ne serait pas décidé), ou d’adoucir les reliefs après ablation. Il peut également compenser partiellement le volume perdu.
- Un lipofilling substitutif, en remplacement de l’implant, peut être proposé aux patients souhaitant conserver un galbe de manière plus naturelle, sans corps étranger. Cela nécessite toutefois un capital graisseux suffisant.
- Une liposuccion du bas du dos peut aussi être envisagée : en affinant cette zone, elle crée un effet de contraste qui donne visuellement plus de galbe à la fesse, même sans implant. Ce geste peut s’associer au lipofilling.
Le résultat après retrait n’est pas toujours un retour à l’état initial : le corps a évolué avec l’âge, et les tissus peuvent avoir été distendus par la présence prolongée d’un implant. Une ptôse modérée peut apparaître, mais elle a tendance à s’atténuer spontanément dans les mois suivant l’ablation. Dans les rares cas où elle persiste, un lipofilling secondaire ou une plastie peuvent être discutés.
Un devis personnalisé, ainsi que les prescriptions pour les examens préopératoires (prise de sang, échographie fessière dans certains cas) seront remis à l’issue de la consultation.
Déroulement de l’intervention
L’intervention est réalisée sous anesthésie générale, en ambulatoire. Elle dure entre 30 et 45 minutes dans les cas simples.
Le geste consiste à :
- reprendre la cicatrice existante (le plus souvent inter-fessière),
- accéder à la loge prothétique,
- retirer l’implant avec précaution,
- inspecter la loge,
- fermer les plans anatomiques, sans laisser de vide ni de tension.
Des drains ne sont pas systématiques. En cas de lipofilling complémentaire ou de geste associé, l’intervention peut durer plus longtemps.
Suites opératoires
Les suites sont généralement simples et peu douloureuses. Le plus souvent, la reprise des activités professionnelles est possible dès le lendemain. La convalescence est brève.
- Les soins de cicatrice doivent être réalisés pendant 10 à 15 jours.
- Une gaine de contention fessière peut être portée pendant 10 à 15 jours.
- Le sport est déconseillé pendant environ 15 jours.
- Un contrôle post-opératoire est prévu à 10–15 jours, puis à 1 mois.
Résultat attendu
Le résultat est progressif. La fesse retrouve un aspect plus souple, plus naturel, parfois un peu relâché si le volume retiré était important. Cette ptôse modérée s’atténue dans la majorité des cas grâce à la rétraction cutanée.
Dans les rares cas où l’aspect post-opératoire est jugé insuffisant, il est possible d’envisager :
- un lipofilling secondaire, pour restaurer un volume discret ;
- une remise en place d’un implant mieux adapté ; un lifting des fesses dans les cas extrêmes (très rarement nécessaire).
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FAQ – Questions fréquentes sur l’ablation d’un implant fessier
Y a-t-il des cicatrices supplémentaires ?
Non, on réutilise les cicatrices existantes.
Le résultat sera-t-il disgracieux ?
Il peut y avoir une légère ptôse au début, surtout si l’implant était volumineux. Elle s’améliore avec le temps. Un lipofilling préventif ou secondaire est possible.
Puis-je reprendre le sport rapidement ?
Oui, à partir de 15 jours après l’intervention, sauf contre-indication spécifique.
Est-ce douloureux ?
Non, il s’agit d’une intervention peu invasive. Les douleurs sont rares et bien contrôlées par des antalgiques simples.
Faut-il porter une gaine ?
Oui, une gaine est recommandée pendant une dizaine de jours pour améliorer la cicatrisation et le confort.
Et si je regrette l’ablation ?
Un nouvel implant peut toujours être posé, soit immédiatement, soit à distance. Il est aussi possible d’avoir recours à un lipofilling.
Peut-on remplacer par de la graisse ?
Oui, si vous avez un capital graisseux suffisant. Cette option est naturelle, définitive, et peut être proposée au moment du retrait ou dans un second temps.
Le résultat est-il immédiat ?
Non, la rétraction cutanée prend quelques semaines. L’aspect final s’apprécie à 2 ou 3 mois.
Peut-on faire un lipofilling le même jour ?
Oui, si le prélèvement est possible. Cela permet d’adoucir immédiatement les contours ou d’éviter un aspect plat.
Peut-il y avoir une asymétrie après le retrait ?
Oui, une légère asymétrie peut apparaître, surtout si l’implant a été posé asymétriquement. Elle est souvent modérée.
Faut-il arrêter longtemps le sport ?
Un arrêt de 2 semaines est conseillé pour protéger la cicatrisation. La reprise est progressive.
Y a-t-il un risque de dépression visible de la fesse ?
Oui, notamment si l’implant était volumineux ou mal positionné. Cela peut être corrigé par un lipofilling secondaire. Mais il ne faut pas sous-estimer les capacités de rétraction et de remodelage qui nous surprennent souvent dans le bon sens.
L’ablation peut-elle être faite en urgence ?
Oui, en cas de rupture, douleur aiguë ou infection. Un avis rapide est alors nécessaire.
Dans quel délai faut-il retirer un implant fessier rompu ?
Il n’existe pas de délai impératif validé scientifiquement, mais par analogie avec les implants mammaires, un retrait dans le mois suivant le diagnostic est généralement conseillé. Les gels des implants fessiers sont très cohésifs, ce qui limite le risque de diffusion. Toutefois, si on laisse la situation s’installer, le gel peut entrer en contact avec les tissus environnants. Bien que le silicone ne soit pas toxique en soi, une migration prolongée n’est pas souhaitable.
Tarifs – Ablation d’un implant fessier à Paris
Les honoraires pour l’ablation d’un implant fessier sont à partir de 2000 € TTC. À cela s’ajoutent les frais de clinique et d’anesthésie.
Il n’existe pas de prise en charge par l’Assurance Maladie pour cette intervention.
Un devis détaillé vous sera remis lors de la consultation avec le Dr Philippe Pélissier, chirurgien esthétique à Paris.

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