Nymphoplastie (labiaplastie)
Nymphoplastie : dans quels cas ?
L’hypertrophie des petites lèvres désigne un dépassement net des grandes lèvres, parfois lié à des facteurs génétiques, hormonaux, à un accouchement ou un traumatisme.
Les patientes consultent le plus souvent pour deux motifs :
- Une gêne morphologique, en cas d’asymétrie ou de proéminence visible dans certains vêtements ;
- Une gêne fonctionnelle, avec douleurs ou irritations lors du sport, du vélo ou des rapports.
La chirurgie est aujourd’hui la seule solution efficace lorsque cette situation est mal vécue.
Principe de l’intervention
Plusieurs techniques classiques présentent des limites connues :
- La résection longitudinale retire l’excédent sur toute la longueur, mais expose à un risque accru de saignements et de cicatrices visibles.
- La résection triangulaire (ou cunéiforme) limite la cicatrice, mais fragilise la zone centrale avec un risque de désunion, surtout en cas de tabagisme ou de reprise précoce d’activité.
- La désépidermisation est une technique très sûre, mais souvent insuffisante si une réduction marquée est souhaitée.
Pour dépasser ces limites, le Dr Pélissier utilise une technique de préservation, qui consiste à conserver le bord libre des petites lèvres ainsi que les tissus vasculaires, lymphatiques et conjonctifs.
En limitant les espaces morts et les risques d’ischémie, elle réduit les complications postopératoires (saignements, désunions), favorise une cicatrisation plus rapide et permet une réduction nette, même en cas d’hypertrophie marquée.
Elle est également la seule technique qui permette de corriger un excès du capuchon clitoridien, lorsque celui-ci est trop développé ou tendu.
D’autres gestes de chirurgie intime peuvent être réalisés en complément pour rééquilibrer l’anatomie vaginale et vulvaire.
- Réduction des grandes lèvres en cas de relâchement ou de volume excessif.
- Lipofilling des grandes lèvres pour restaurer du galbe.
- Liposuccion du pubis pour corriger un renflement proéminent.
- Vaginoplastie, en cas de relâchement vaginal après accouchement ou traumatisme.
La consultation
Lors de la consultation, le Dr Pélissier analyse la demande et l’anatomie vulvaire (taille, forme, asymétrie des petites lèvres, équilibre avec les grandes lèvres et le capuchon clitoridien) afin de proposer un projet chirurgical adapté. Il aborde les motivations (gêne physique ou esthétique), les consignes préopératoires (arrêt du tabac, traitement éventuel) et les suites postopératoires (cicatrisation, risques, délais). Un devis personnalisé et une documentation complète sont remis en fin de consultation.
L’intervention de nymphoplastie de préservation
La nymphoplastie est réalisée en ambulatoire, sous anesthésie locale avec sédation ou anesthésie générale, selon les préférences de la patiente. La méthode de préservation, plus élaborée, nécessite généralement entre 45 minutes et une heure.
Les principales étapes sont les suivantes :
- Résection de la peau et de la muqueuse, tout en conservant les tissus profonds et les vaisseaux.
- Réduction du bord libre adaptée à la morphologie.
- Déplacement des lambeaux, pour obtenir une forme harmonieuse et fonctionnelle.
- Les sutures sont placées à l’intérieur, cachées dans le pli entre la grande et la petite lèvre, et se rejoignent sous la petite lèvre.
Suites postopératoires
La patiente peut rentrer chez elle le jour même. Dans les jours qui suivent, des œdèmes, des ecchymoses et une gêne peuvent survenir, mais disparaissent progressivement en deux à trois semaines. Les sutures sont réalisées avec des fils résorbables, sans nécessité de retrait.
Les consignes postopératoires incluent :
- Le port de sous-vêtements souples en coton avec des compresses protectrices.
- Une hygiène intime rigoureuse à l’eau et au savon doux.
- L’arrêt des rapports sexuels et des activités sportives pendant environ trois semaines, ou plus selon la cicatrisation.
La technique de préservation permet généralement une récupération plus rapide, avec moins de douleurs et un taux de complications réduit.
Un suivi est organisé pour vérifier la bonne évolution de la cicatrisation, avec une consultation de contrôle entre 10 et 15 jours, puis après un mois.
Les résultats
L’amélioration est perceptible en fin d’intervention, mais le résultat s’affine progressivement au fil de la cicatrisation, en quelques semaines.
De nombreuses patientes décrivent un soulagement durable dans leur vie quotidienne et un apaisement dans leur rapport au corps et à l’intimité.
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FAQ – Nymphoplastie
À partir de quelle taille parle-t-on d’hypertrophie des petites lèvres ?
On parle d’hypertrophie lorsque les petites lèvres dépassent nettement les grandes lèvres, généralement au-delà de 3 cm. Cependant, c’est surtout la gêne ressentie par la patiente qui justifie une prise en charge.
Quelles sont les causes de l’hypertrophie des petites lèvres ?
Elle peut être d’origine génétique, hormonale, ou survenir après un traumatisme ou un accouchement. Dans la majorité des cas, aucune cause précise n’est identifiée : on parle alors d’hypertrophie idiopathique.
Quelles sont les différences entre nymphoplastie et réduction des grandes lèvres ?
La nymphoplastie concerne la réduction des petites lèvres, tandis que la réduction des grandes lèvres traite un excès de volume ou un relâchement des grandes lèvres. Ce sont deux interventions distinctes.
Quels sont les risques de la nymphoplastie ?
Les risques incluent les saignements, les désunions et les cicatrices visibles, en particulier avec les techniques longitudinales ou triangulaires. La technique de préservation réduit ces risques en conservant le bord libre naturel.
Quand puis-je reprendre les rapports sexuels après l’intervention ?
Les rapports sexuels sont généralement possibles à partir de 3 à 4 semaines, une fois la cicatrisation complète. Ce délai peut varier selon la technique utilisée et l’évolution de la cicatrisation.
La nymphoplastie est-elle prise en charge par la Sécurité sociale ?
Une prise en charge peut être accordée si l’hypertrophie provoque une gêne fonctionnelle avérée. En revanche, les demandes à visée uniquement esthétique ne sont pas remboursées. Les éventuels dépassements d’honoraires restent à la charge de la patiente ou de sa mutuelle.
Y a-t-il un risque de perte de sensibilité après une nymphoplastie ?
Non. Il n’y a pas de perte de sensibilité durable. Une légère baisse temporaire peut être ressentie durant la cicatrisation, mais elle disparaît. L’intervention n’affecte pas le clitoris, qui est le principal organe du plaisir sexuel. Les petites lèvres en constituent uniquement l’environnement externe.
À quel âge peut-on envisager une nymphoplastie ?
Une nymphoplastie peut être réalisée dès la fin de la puberté, lorsque le développement de la vulve est achevé. Elle peut être indiquée en cas de trouble du développement ou de gêne marquée.
Peut-on accoucher par voie basse après une nymphoplastie ?
Oui. La nymphoplastie ne modifie pas la capacité d’adaptation de la vulve. Elle n’est donc en aucun cas une contre-indication à l’accouchement par voie naturelle.
Quels sont les risques ou complications possibles après une nymphoplastie ?
Les complications les plus fréquentes sont les désunions. La technique de préservation permet de réduire significativement ce risque. Il est également important d’éviter le tabac après l’intervention et de bien respecter le délai de reprise des rapports.
Est-ce une intervention douloureuse ?
La nymphoplastie est peu douloureuse. Les suites opératoires sont généralement simples, avec parfois une gêne modérée les premiers jours. Des soins locaux sont prescrits pour accompagner la cicatrisation.
Quelle est la durée de la convalescence ?
Une éviction sociale de quelques jours suffit. La reprise des activités physiques est progressive. Les rapports sexuels doivent être différés d’environ un mois.
Quelle est la meilleure technique chirurgicale ?
Les techniques classiques (triangulaire, longitudinale, désépidermisation) exposent à des résultats esthétiques moins satisfaisants, à des désunions ou à des cicatrices visibles. La technique de préservation, plus exigeante, est aujourd’hui privilégiée pour ses résultats fonctionnels et esthétiques, grâce au respect du bord libre naturel.
Le résultat est-il durable ? Peut-il y avoir une récidive ?
Le résultat est stable dans le temps. Toutefois, une grossesse, un accouchement ou des variations hormonales (pilule, ménopause) peuvent modifier à nouveau l’anatomie de la vulve, sans qu’il s’agisse d’une récidive chirurgicale.
Qu’est-ce que l’effet “Petit LU®” ?
On parle d’effet “Petit LU®” quand la suture crée une ondulation régulière du bord, semblable au bord crénelé d’un biscuit LU® observé après une résection longitudinale.
Tarif de la nymphoplastie
Les honoraires chirurgicaux sont de 2 000 € pour une technique triangulaire, longitudinale ou par désépidermisation, et de 3 500 € pour une nymphoplastie de préservation. À cela s’ajoutent les honoraires d’anesthésie et les frais d’établissement.
Une prise en charge partielle peut être accordée en cas de gêne fonctionnelle avérée. Les dépassements d’honoraires restent à la charge de la patiente ou de sa mutuelle.
Un devis personnalisé sera établi lors de la consultation avec le Dr Pélissier, chirurgien esthétique à Paris.

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