Ablation de prothèses mammaires
Dans quels cas envisager une ablation d’implants mammaires ?
Plusieurs situations peuvent conduire une patiente à envisager le retrait de ses implants :
- Le regret de l’augmentation mammaire : malgré une réflexion approfondie en amont, certaines patientes peuvent ne plus être en accord avec l’image qu’elle renvoie. Cela peut survenir immédiatement ou plusieurs années après l’intervention.
- Une mauvaise tolérance de l’implant : les implants mammaires peuvent parfois provoquer des douleurs, une sensation de gêne ou une déformation visible. La complication la plus fréquente est la coque périprothétique, c’est-à-dire la formation d’une capsule fibreuse autour de l’implant qui peut durcir, se rétracter, déformer le sein ou devenir douloureuse. On distingue quatre stades de coque selon la classification de Baker, allant de la simple induration sans douleur à une coque très dure et douloureuse entraînant une déformation importante du sein.
Une autre indication fréquente est l’évolution naturelle du corps, qui peut entraîner deux scénarios bien distincts :
- Un gain de volume mammaire naturel : après une grossesse, une prise de poids ou des variations hormonales, la glande mammaire peut se développer spontanément. Le volume apporté par l’implant devient alors inutile, voire excessif. Dans ce cas, l’implant a perdu sa pertinence et son retrait peut restaurer une silhouette plus équilibrée.
- Une modification de la forme du sein (ptôse) : avec le temps, les tissus peuvent se distendre, sous l’effet du vieillissement, des grossesses ou de variations pondérales. Cette chute du sein peut rendre la prothèse visuellement inadaptée, en soulignant le relâchement. Deux options sont alors discutées : soit une ablation simple de l’implant, soit son retrait associé à une cure de ptôse mammaire (lifting des seins) pour redonner une forme plus ferme et plus centrée.
Consultation initiale
La première consultation permet d’évaluer la situation précise. Le chirurgien examine la tolérance des implants, la qualité de la peau, la présence éventuelle d’une coque, le degré de ptôse mammaire, ainsi que la forme du sein naturel sous-jacent. À partir de ce bilan, plusieurs options peuvent être discutées :
- Ablation simple des implants, sans geste associé, avec acceptation d’un certain relâchement cutané.
- Ablation associée à un lipofilling mammaire : on utilise la graisse de la patiente pour remplacer au moins partiellement de volume de l’implant. Cette alternative sans corps étranger offre un résultat plus souple et naturel, mais nécessite des zones donneuses de graisse et parfois plusieurs séances.
- Ablation associée à une plastie mammaire (cure de ptôse) : lorsque l’enveloppe cutanée est trop distendue, la plastie permet de recentrer et de remonter l’aréole, de redraper la peau et de redonner une forme au sein. Elle s’accompagne de cicatrices (péri-aréolaires, verticales ou en T) qui sont discutées avec la patiente.
- Remplacement des implants par des prothèses plus adaptées ou les mêmes : pour celles qui souhaitent conserver une augmentation par prothèse.
Toutes ces options sont expliquées en détail, avec leurs avantages et leurs inconvénients. Un devis personnalisé est remis, ainsi que les ordonnances pour réaliser les examens préopératoires nécessaires, dont une mammographie.
Déroulement de l’intervention
L’ablation des implants mammaires se réalise le plus souvent sous anesthésie locale avec sédation ou sous anesthésie générale légère, en ambulatoire. L’intervention est simple et rapide, et dure généralement moins de 30 minutes lorsqu’il s’agit d’une ablation isolée.
Le chirurgien reprend les cicatrices existantes (aréolaires ou sous-mammaires) pour accéder à la loge, retirer l’implant et inspecter les tissus. Il peut traiter la loge si nécessaire (exérèse de la coque ou ajustement de l’espace).
Des drains sont rarement nécessaires. Un pansement et un soutien-gorge de contention sont mis en place à l’issue de l’intervention.
Suites opératoires
En cas d’ablation simple, les suites sont très simples. Il est possible de reprendre le travail dès le lendemain. Il n’y a pas ou très peu de douleurs, pas de fatigue particulière, et les soins post-opératoires se limitent à la surveillance de la cicatrisation pendant une dizaine de jours.
En cas d’association avec un lipofilling ou une plastie, les suites sont un peu plus longues. On observe des œdèmes, des ecchymoses, et une fatigue plus marquée pendant une à deux semaines. Un arrêt de travail de quelques jours est parfois nécessaire.
Le sport peut être repris progressivement à partir de 3 semaines. Une consultation de contrôle est prévue vers J15 puis à un mois.
Résultats attendus
Le retrait d’un implant, surtout s’il était volumineux, entraîne souvent un relâchement cutané initial. Une rétraction naturelle s’opère généralement entre 3 et 6 mois, permettant un certain raffermissement du sein.
Le résultat final dépend de l’élasticité de la peau, du volume retiré et de la durée de port des implants. Dans environ 30 % des cas, une plastie secondaire ou un lipofilling peut être envisagée si le sein reste vidé ou ptosé.
On retrouve un sein souple, naturel, en harmonie avec la silhouette, et libéré des contraintes liées à la présence d’un corps étranger.
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FAQ – Questions fréquentes sur l’ablation des implants mammaires
Est-ce une opération douloureuse ?
Non, l’ablation simple est peu douloureuse. Des antalgiques simples suffisent.
Peut-on reprendre le travail rapidement ?
Oui. En cas d’ablation simple, la reprise du travail est souvent possible dès le lendemain.
Les seins retrouvent-ils leur forme initiale ?
Pas exactement. Le sein retrouve une forme plus naturelle, mais il peut être un peu plus vide ou relâché selon la qualité de peau et l’évolution du corps.
Est-ce qu’il faut porter un soutien-gorge après l’intervention ?
Oui, un soutien-gorge de contention est recommandé pendant 3 à 4 semaines pour favoriser la rétraction cutanée.
L’opération laisse-t-elle des cicatrices visibles ?
Non, les cicatrices utilisées sont celles des implants initiaux.
L’ablation est-elle définitive ?
Oui. Une fois les implants retirés, aucun entretien n’est nécessaire. En revanche, une nouvelle intervention peut être discutée en cas de gêne esthétique persistante.
Que faire en cas de regret juste après une augmentation mammaire ?
Il peut arriver que le résultat trouble la patiente dans les jours qui suivent l’intervention. Toutefois, ce ressenti est souvent lié à l’œdème et à la tension cutanée postopératoire, qui faussent la perception. Il est donc conseillé de temporiser et de réévaluer la situation après trois mois.
Si le rejet est immédiat, profond et incontestable, une ablation peut être envisagée dans les 15 premiers jours. Passé ce délai, l’intervention devient techniquement plus délicate. Il est donc important d’en parler rapidement avec votre chirurgien.
Peut-on associer un lifting mammaire à l’ablation ?
Oui. Si la peau est relâchée, une plastie peut être réalisée en même temps pour redraper le sein.
Peut-on remplacer les implants par de la graisse ?
Oui, si la patiente dispose de réserves suffisantes et que la qualité du tissu mammaire le permet.
Peut-on refaire une augmentation mammaire après une ablation ?
Oui, tout à fait. Il n’existe aucune contre-indication médicale à envisager une nouvelle augmentation mammaire après une ablation d’implants. Cela reste cependant une situation rare. Elle souligne l’importance d’une décision mûrement réfléchie : chaque hésitation ou regret peut entraîner une nouvelle opération, qui n’est jamais anodine.
Tarifs – Ablation d’implants mammaires à Paris
Les honoraires pour une ablation simple débutent à 2000 € hors frais d’anesthésie et de clinique. Un devis précis est remis en consultation.
Une prise en charge partielle par l’Assurance Maladie est possible en cas de coque avérée (stade III ou IV) ou de rupture d’implant, sur demande d’accord préalable. Dans ces cas, les frais de clinique sont pris en charge, mais les dépassements d’honoraires restent à la charge du patient ou de sa mutuelle.
Un devis personnalisé et détaillé vous sera remis lors de la consultation avec le Dr Pélissier, chirurgien esthétique à Paris.

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