Corriger une gynécomastie par la chirurgie
La gynécomastie correspond à une augmentation anormale du volume mammaire chez l’homme.
Fréquente et souvent mal vécue, elle peut entraîner une gêne physique marquée, peser sur l’image de soi, et limiter la vie sociale ou intime.
Lorsqu’elle ne régresse pas, la chirurgie permet d’éliminer l’excès responsable et de restaurer un thorax masculin.
Cure de gynécomastie : dans quel(s) cas ?
Selon qu’il s’agit d’un excès de glande, de graisse ou de peau relâchée, la gynécomastie peut prendre différentes formes, qui orientent la prise en charge. Le diagnostic repose sur l’examen clinique et l’imagerie (échographie ou mammographie).
Forme glandulaire
Il s’agit de la gynécomastie dite « vraie », liée à un développement anormal du tissu glandulaire, souvent apparu à l’adolescence. Elle peut persister à l’âge adulte, avec un aspect arrondi et ferme sous l’aréole.
Forme graisseuse (adipomastie)
Ce type de gynécomastie se manifeste par un excès de graisse localisée sur la région pectorale, sans anomalie glandulaire. Elle peut résister aux régimes et à l’exercice, et donne un aspect de poitrine plus molle et diffuse.
Forme avec excès de peau (post-amaigrissement)
Chez les patients ayant perdu beaucoup de poids, un relâchement cutané peut affecter la zone thoracique. L’excès de peau altère le contour du torse, parfois avec une aréole distendue et basse.
Ces différentes formes peuvent être unilatérales, asymétriques ou associées. La suite du bilan permet de proposer une prise en charge adaptée à chaque situation.
Principes de la cure de gynécomastie
Le traitement chirurgical vise à corriger l’excès responsable du volume thoracique : glande, graisse, peau, ou plusieurs éléments associés. L’objectif est de redonner au thorax un aspect plat, ferme et masculin, sans surcorrection ni creux inesthétique.
Trois grands types de gestes peuvent être combinés selon les besoins :
- Retrait de la glande (gynécomastie vraie)
Lorsqu’il existe un excès de tissu glandulaire, celui-ci est retiré par une incision discrète placée au bord inférieur de l’aréole.
- Lipoaspiration de la graisse (adipomastie)
Quand la gynécomastie est liée à une surcharge graisseuse, une liposuccion est réalisée à l’aide de micro-canules pour affiner la zone pectorale de manière homogène.
- Redrapage cutané (forme post-amaigrissement)
En cas d’excès cutané, notamment après une perte de poids importante, un geste de résection de la peau peut être nécessaire. Il est parfois associé à une réduction ou une remontée de l’aréole.
Chaque indication est évaluée au cas par cas. L’intervention est personnalisée pour garantir un résultat équilibré, naturel, et proportionné à la morphologie du patient.
La consultation
La consultation permet de confirmer le diagnostic, d’évaluer la gêne ressentie, et d’analyser la nature de l’excès (glande, graisse ou peau).
Un bilan préopératoire est prescrit systématiquement :
- une imagerie mammaire (échographie ou mammographie) précise les tissus concernés,
- une prise de sang standard est réalisée en vue de l’anesthésie (NFS, coagulation, ionogramme…).
Un bilan étiologique peut être demandé dans certains cas.
Notamment en cas d’apparition récente, d’évolution asymétrique ou de doute clinique. Il vise à rechercher :
- un déséquilibre hormonal (FSH, LH, testostérone, œstradiol, prolactine…),
- une tumeur testiculaire, mammaire, surrénalienne ou hypophysaire,
- des effets secondaires de certains médicaments (spironolactone, finastéride, neuroleptiques…),
- ou une consommation de substances (cannabis, stéroïdes, alcool).
L’obésité est une cause fréquente, souvent sous-estimée. Un avis endocrinologique peut être proposé si nécessaire. Dans la majorité des cas, aucune cause n’est retrouvée : on parle alors de gynécomastie idiopathique.
Selon l’examen clinique et les résultats, on identifie la forme en cause :
- glandulaire,
- graisseuse,
- cutanée, souvent après une perte de poids importante,
- ou mixte.
Cela permet de proposer une stratégie thérapeutique adaptée, en précisant le type de cicatrice associé :
- cicatrice aréolaire en cas d’exérèse glandulaire,
- incision millimétrique pour une liposuccion isolée,
- cicatrices plus longues en cas de relâchement cutané, à discuter selon les priorités du patient.
Il est recommandé d’interrompre le tabac, d’adapter certains traitements (anticoagulants, antiagrégants) si nécessaire, et de respecter les consignes préopératoires.
Une consultation d’anesthésie est obligatoire avant toute intervention sous anesthésie générale.
Déroulement de l’intervention
L’intervention est adaptée en fonction du type de gynécomastie identifié en consultation. Elle est réalisée sous anesthésie générale, le plus souvent en ambulatoire, avec un retour à domicile le jour même.
La durée opératoire est d’environ une heure, parfois un peu plus si plusieurs gestes doivent être associés (liposuccion étendue, exérèse bilatérale, lifting cutané).
Plusieurs techniques sont possibles selon la nature des tissus à retirer :
- Liposuccion seule : indiquée en cas d’adipomastie, elle est réalisée par une ou deux incisions millimétriques. Elle permet une aspiration ciblée et homogène de la graisse.
- Exérèse glandulaire : nécessaire en cas de gynécomastie vraie, elle se fait par une incision en demi-cercle au bord inférieur de l’aréole, discrète et bien camouflée.
- Technique combinée : lorsque la gynécomastie est mixte, la liposuccion est associée à l’exérèse glandulaire.
- Lifting thoracique : réservé aux cas de relâchement cutané important, notamment après amaigrissement massif. Il implique une cicatrice aréolaire élargie et, si besoin, une cicatrice horizontale dans le sillon sous-mammaire. Une réduction de l’aréole peut être réalisée en complément.
Chaque geste est adapté à la morphologie du patient, à la nature des excès et aux objectifs validés lors de la consultation.
L’objectif est de restaurer un thorax plat, ferme et masculin, en limitant autant que possible l’impact cicatriciel.
Les suites de l’intervention
Un vêtement compressif (boléro thoracique) est porté jour et nuit pendant un mois. Il limite l’œdème, favorise la rétraction cutanée et prévient les adhérences.
Les douleurs postopératoires sont modérées et bien contrôlées par des antalgiques simples. Les cicatrices sont protégées par des pansements ; les fils sont le plus souvent résorbables.
Des œdèmes et ecchymoses apparaissent fréquemment, notamment au niveau du thorax, et disparaissent en deux à trois semaines. La reprise sociale est possible dès les premiers jours.
- Activité douce : à partir d’une semaine
- Sport modéré : à un mois
- Efforts musculaires intenses (pectoraux) : à trois mois
Les premiers résultats sont visibles dès la sixième semaine. Le résultat final s’apprécie entre trois et six mois, avec une évolution cicatricielle pouvant se prolonger jusqu’à un an.
Un suivi est prévu à un, trois et six mois pour évaluer la récupération, la cicatrisation et la symétrie.
Cure de gynécomastie : quels résultats ?
L’intervention corrige l’excès de glande, de graisse ou de peau, et redonne au thorax un aspect plat et masculin.
Les premiers résultats sont visibles dès la sixième semaine. Le résultat se stabilise entre trois et six mois. Les cicatrices évoluent jusqu’à un an, devenant plus souples et discrètes.
La correction est stable dans le temps, à condition de maintenir un poids régulier et d’éviter les facteurs de récidive (déséquilibres hormonaux, prise de poids importante, cannabis, stéroïdes).
Au-delà de l’esthétique, l’intervention améliore souvent la confiance en soi, la posture et le confort dans la vie quotidienne.
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FAQ Cure de gynécomastie
La chirurgie est-elle douloureuse ?
Pas de douleur importante. La gêne est modérée et bien soulagée par des antalgiques simples.
Quelle est la différence entre gynécomastie et adipomastie ?
La gynécomastie est un excès de glande mammaire ; l’adipomastie est un excès graisseux. L’une se traite par exérèse, l’autre par liposuccion.
À partir de quel âge peut-on opérer ?
À partir de 18 ans, lorsque la puberté est terminée et la gynécomastie stabilisée depuis au moins deux ans.
La gynécomastie peut-elle revenir ?
Oui, en cas de prise de poids, trouble hormonal non traité, usage de cannabis, de stéroïdes ou certains médicaments.
Quelles cicatrices laisse l’intervention ?
- Liposuccion seule : cicatrices millimétriques.
- Exérèse glandulaire : fine incision sous l’aréole.
- Lifting : cicatrices plus longues, discutées selon les cas.
Quand voit-on le résultat final ?
Dès six semaines pour les premiers résultats. Le résultat est stabilisé entre trois et six mois, avec une évolution cicatricielle jusqu’à un an.
L’intervention est-elle remboursée ?
Oui, si un excès glandulaire est confirmé à l’imagerie. L’adipomastie isolée n’est pas prise en charge.
Peut-on associer une autre intervention ?
Oui. Une liposuccion de l’abdomen ou des poignées d’amour peut être réalisée en complément si nécessaire.
Quelles sont les causes fréquentes de gynécomastie ?
Souvent idiopathique. Sinon : déséquilibres hormonaux, tumeurs testiculaires ou surrénaliennes, médicaments (spironolactone, neuroleptiques…), stéroïdes, cannabis, ou syndrome de Klinefelter. L’obésité est aussi une cause fréquente.
Peut-on éviter la chirurgie ?
Oui, dans certains cas. À la puberté, une gynécomastie transitoire peut régresser spontanément. Si une cause est identifiée et traitée rapidement, une amélioration est parfois possible sans chirurgie.
Un bilan hormonal est-il nécessaire ?
Il peut être proposé si la gynécomastie est récente ou évolutive. Il vise à éliminer une cause hormonale ou tumorale. Le plus souvent, aucun déséquilibre n’est retrouvé.
Et après une perte de poids importante ?
Un lifting thoracique peut corriger l’excès cutané et repositionner l’aréole, avec ou sans exérèse glandulaire ou liposuccion associée.
Tarif cure de gynécomastie Paris
Le tarif dépend du type de gynécomastie (graisseuse, glandulaire, cutanée) et de la complexité de l’intervention.
Les honoraires chirurgicaux commencent à 3 000 €,auxquels s’ajoutent les frais d’anesthésie et les frais de clinique (établissement).
Si un excès glandulaire est confirmé par l’imagerie, une prise en charge partielle par l’Assurance Maladie peut être accordée. Les formes purement graisseuses (adipomastie) ne sont pas remboursées.
Certaines mutuelles peuvent couvrir une partie des frais restants, selon votre contrat.
Un devis détaillé et personnalisé vous sera remis en consultation avec le Dr Philippe Pélissier, chirurgien esthétique à Paris.

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