Augmentation mammaire avec prothèses
L’augmentation mammaire par prothèses répond à une gêne persistante liée au volume ou à la forme des seins, qu’elle soit présente depuis le développement initial ou apparue au fil du temps.
Dans quels cas envisager une augmentation mammaire avec prothèses ?
Trois situations peuvent justifier le recours à une augmentation mammaire :
- Défaut de développement : il s’agit d’une hypotrophie constitutionnelle, d’une asymétrie marquée ou d’une malformation comme les seins tubéreux. Ces anomalies sont souvent ressenties dès l’adolescence comme une source de mal-être.
- Modifications secondaires : perte de volume ou de tenue après une grossesse, un allaitement, un amaigrissement ou un relâchement cutané. Le vieillissement naturel, le tabac et l’exposition solaire accélèrent ces phénomènes.
- Déséquilibre morphologique : sans pathologie ni antécédent, certaines femmes perçoivent leur poitrine comme insuffisamment développée par rapport à leur thorax ou leur bassin, générant un déséquilibre visuel.
Principe de l’augmentation mammaire avec prothèses
L’objectif est d’augmenter le volume, la rondeur et la tonicité du sein à l’aide d’un implant en gel de silicone cohésif. L’implant est placé dans une loge préparée sur mesure. La qualité du résultat dépend de nombreux choix faits en amont, en consultation.
Choix de la prothèse
Trois critères essentiels définissent la prothèse à utiliser :
- La forme : les implants ronds permettent un galbe visible avec un décolleté plus rempli. Les implants anatomiques, en forme de goutte, imitent la pente naturelle du sein mais peuvent se retourner. Les implants ronds à effet anatomique offrent une mobilité naturelle sans risque de rotation.
- Le volume : il ne se choisit pas isolément. Le volume final dépend du volume initial du sein auquel s’ajoute celui de l’implant. Il est plus pertinent de raisonner en termes de largeur de base (adaptée au thorax) et de projection (plus ou moins marquée selon l’effet recherché), plutôt qu’en millilitres.
- La consistance : les gels plus souples donnent un aspect et un toucher naturels, au prix d’une tenue plus relâchée. Les gels plus fermes donnent une forme stable, projetée, mais légèrement moins souple au toucher.
Choix de la loge d’implantation
La loge peut être :
- Pré-musculaire (ou rétro-glandulaire) : placée juste sous la glande, elle est indiquée en cas de ptôse modérée, mais l’implant est moins bien protégé chez les patientes fines.
- Sous-musculaire (ou rétro-pectorale) : placée sous le muscle, elle assure une bonne couverture mais peut tirer l’implant vers le haut et réagir aux contractions.
- Dual-plan : l’implant est recouvert par le muscle en haut et positionné sous la glande en bas. C’est aujourd’hui l’option la plus fréquemment retenue.
- Sous-fasciale : l’implant est logé sous l’enveloppe du muscle, sans désinsertion musculaire. Elle intéresse certaines patientes sportives ou très sensibles à la douleur.
Choix de la voie d’insertion
- La voie sous-mammaire, située dans le sillon, est la plus simple mais la moins discrète et la moins adaptable en cas de changement.
- La voie péri-aréolaire, en bord d’aréole, est très discrète, mais limitée par la taille des aréoles et plus susceptible de modifier la sensibilité.
- La voie axillaire, dans le creux de l’aisselle, évite toute cicatrice visible sur le sein mais expose à un positionnement trop haut, notamment en rétro-pectorale.
La consultation pour une augmentation mammaire
La consultation vise à définir un projet adapté à la morphologie et aux attentes de la patiente. L’examen clinique analyse la glande mammaire, le thorax, la qualité de la peau, les sillons et les éventuelles asymétries.
Les objectifs doivent être précisés : gain de volume, galbe, décolleté ou correction d’un relâchement. Des photographies de référence peuvent aider à orienter la discussion. Un essayage avec implants est systématiquement proposé : il offre une perception plus réaliste que les simulations 3D, qui ne prennent pas en compte la densité ou la tonicité des tissus.
Les choix techniques (type de prothèse, volume, forme, consistance, voie d’insertion et loge) sont validés en accord avec la patiente. Un devis et une fiche d’information sont remis à l’issue de la consultation pour permettre une décision éclairée.
Déroulement de l’intervention
L’augmentation mammaire se déroule sous anesthésie générale, le plus souvent en ambulatoire. L’intervention dure environ une heure.
- Incision
La voie d’abord choisie lors de la consultation (sous-mammaire, péri-aréolaire ou axillaire) permet d’accéder à la région à opérer.
- Création de la loge
Une loge est préparée avec précision pour recevoir l’implant. Elle peut être située sous la glande, sous le muscle, en dual-plan ou en sous-fascial, selon les décisions prises. L’objectif est d’obtenir une loge parfaitement adaptée, sans tension excessive ni flottement.
- Insertion de l’implant
L’implant est introduit dans la loge. Une poche d’insertion peut être utilisée pour limiter le contact avec les tissus et réduire le risque de contamination.
- Fermeture
Les tissus sont refermés en plusieurs plans à l’aide d’un surjet unique. Cette technique limite les tensions sur la peau et favorise une cicatrisation fine et stable.
Suites opératoires et récupération après une augmentation mammaire
La récupération est généralement rapide, mais dépend du volume implanté et de la sensibilité individuelle :
- Douleurs : modérées dans la majorité des cas, bien contrôlées par des antalgiques de palier 1 ou 2.
- Soutien-gorge de contention : à porter jour et nuit pendant un mois pour stabiliser les implants et favoriser la cicatrisation.
- Œdèmes et ecchymoses disparaissent en 2 à 3 semaines.
- Activités quotidiennes : pour les petits volumes, une reprise est possible dès 48 à 72 heures. Pour les volumes plus importants, quelques jours de repos supplémentaires peuvent être nécessaires.
- Activité physique : le sport est suspendu pendant 10 à 15 jours, puis repris progressivement, selon le type d’effort et la taille des implants.
Suivi médical : des consultations régulières permettent de surveiller l’évolution cicatricielle et la stabilité du résultat.
Résultats de l’augmentation mammaire
Le volume est visible immédiatement, mais le résultat final s’installe progressivement. Il faut généralement compter entre 3 et 6 mois pour que les tissus s’assouplissent, que les implants se positionnent naturellement, et que la forme se stabilise.
Le galbe obtenu est durable, mais son maintien dépend du volume choisi, de la qualité de la peau et de l’évolution corporelle. Grossesse, allaitement ou amaigrissement modifient la tenue cutanée sans altérer l’implant lui-même. De même, le vieillissement naturel de la peau, le tabac ou l’exposition solaire peuvent avoir un impact progressif.
L’augmentation mammaire permet ainsi, dans la majorité des cas, de réconcilier durablement les patientes avec leur image corporelle, en restaurant confiance et confort au quotidien.
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FAQ – Augmentation mammaire
Où sont situées les cicatrices ?
Les cicatrices peuvent être placées dans le sillon sous-mammaire, autour de l’aréole ou dans le creux de l’aisselle, selon la voie d’abord choisie. Dans tous les cas, leur taille est limitée et leur évolution dépend de la qualité de cicatrisation de chaque patiente. Elles s’atténuent généralement au fil des mois.
Quelle est la durée de vie des implants ?
Les implants ne sont pas considérés comme définitifs. Leur durée de vie moyenne est de 10 à 20 ans. Elle dépend du type d’implant, du volume, de l’activité physique et de l’évolution naturelle des tissus. Un suivi par imagerie est recommandé tous les 5 ans, ou plus tôt en cas de doute clinique.
Augmentation mammaire avant ou après grossesse ?
Une grossesse reste possible après une augmentation mammaire. Toutefois, il est préférable de ne pas envisager l’intervention si une grossesse est prévue à court terme. L’évolution de la poitrine pendant et après la grossesse peut en altérer le résultat.
Les prothèses mammaires affectent-elles l’allaitement ?
Non. L’allaitement reste possible dans la majorité des cas. L’implant est placé en arrière de la glande mammaire et n’empêche pas son fonctionnement. Une atteinte des canaux galactophores est rare et souvent réversible.
Que faire en cas de rupture d’implant ?
Une rupture d’implant est le plus souvent silencieuse. Elle est diagnostiquée par échographie ou IRM. En cas de rupture confirmée, un remplacement est recommandé dans un délai raisonnable, en l’absence de complication.
Les prothèses mammaires sont-elles douloureuses ?
L’inconfort est généralement modéré et bien contrôlé par les antalgiques adaptés. L’intensité des douleurs dépend du volume de l’implant, du positionnement choisi (en particulier lorsqu’il est placé sous le muscle pectoral) et de la sensibilité individuelle. La gêne diminue nettement après trois jours et disparaît généralement en moins d’une semaine.
Augmentation mammaire avec prothèses à Paris : tarif
Les honoraires chirurgicaux pour une augmentation mammaire débutent à 4000 €. À cela s’ajoutent les frais de clinique, d’anesthésie et les coûts liés aux implants.
Dans certains cas bien définis (hypotrophie majeure, syndrome de Poland, asymétrie importante), une prise en charge partielle par l’Assurance Maladie peut être envisagée, après présentation d’un dossier.
Un devis détaillé sera remis à l’issue de la consultation avec le Dr Pelissier, Chirurgien Esthétique à Paris.

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