Bodylift
L’intervention de référence pour redessiner le ventre et les fesses après une perte de poids majeure.
A qui s’adresse le bodylift ?
Le bodylift s’adresse aux patients présentant un relâchement cutané majeur après une perte de poids importante. C’est souvent le cas après une chirurgie bariatrique (sleeve, bypass) ou un régime intensif.
Lorsque la peau ne se rétracte pas suffisamment, elle forme des plis sur le ventre, les hanches, le bas du dos et les fesses. Ces excès peuvent être gênants à la fois sur le plan esthétique et fonctionnel (irritations, gêne à l’habillage, inconfort à l’effort).
Quel est le principe du Bodylift ?
Le bodylift est une intervention circulaire qui traite l’ensemble de la ceinture abdominale – ventre, hanches, bas du dos et fesses – en retirant l’excès de peau et en redrapant les tissus. L’objectif est de réadapter la peau après amaigrissement massif.
Bien plus complète qu’une plastie abdominale, cette intervention corrige toute la ceinture abdominale.
Plusieurs gestes complémentaires peuvent y être associés :
- Liposuccion : pour affiner certaines zones ;
- Repositionnement de l’ombilic : adapté à la nouvelle tension cutanée ;
- Regalbage fessier : par enfouissement d’un lambeau dermograisseux ou lipofilling (réinjection de graisse). Plus rarement, des implants peuvent être utilisés.
La cicatrice suit un tracé circulaire, conçu pour rester dissimulé dans les sous-vêtements.
Consultation initiale
La consultation évalue la qualité de la peau, les volumes graisseux résiduels, et la tonicité de la sangle abdominale. Elle distingue les patients nécessitant un traitement circulaire complet de ceux relevant d’une correction plus localisée.
Le chirurgien établit alors un plan adapté, précise les gestes nécessaires (liposuccion, lipofilling, transposition de l’ombilic), et définit les objectifs réalistes de la chirurgie.
Un arrêt complet du tabac est indispensable deux semaines avant et après l’intervention.
Un devis détaillé est remis en fin de consultation.
L’intervention
L’intervention se déroule sous anesthésie générale et dure entre 3 et 4 heures. Elle nécessite généralement une hospitalisation de 1 à 2 jours. Elle se divise en deux temps opératoires :
- Phase postérieure (patient allongé sur le ventre)
- Résection de l’excès cutané au niveau des fesses, des hanches et des lombes.
- Liposuccion ciblée pour affiner certaines zones.
- Regalbage fessier si besoin, par enfouissement de lambeau ou par lipofilling (réinjection de la graisse prélevée).
- Phase antérieure (patient sur le dos)
- Variante d’abdominoplastie : liposuccion, ablation de l’excès de peau abdominale, transposition de l’ombilic.
- La cicatrice abdominale est reliée à celle de la partie postérieure pour former un tracé circulaire dissimulé dans les sous-vêtements.
Les incisions sont refermées avec des fils résorbables. Une gaine de contention est mise en place en fin d’intervention.
Les suites opératoires
La récupération après un bodylift demande une organisation adaptée et une certaine prudence les premières semaines.
- Œdèmes et ecchymoses : fréquents autour du ventre, des hanches, du bas du dos. Ils régressent en 2 à 3 semaines.
- Séromes : des poches de liquide peuvent apparaître sous la peau. Elles sont ponctuellement évacuées en consultation si nécessaire.
- Fatigue : elle est souvent importante pendant les 10 à 15 premiers jours, en lien avec la durée opératoire et la perte liquidienne.
- Douleurs : modérées, essentiellement liées à la tension des cicatrices. Elles sont bien contrôlées par des antalgiques simples.
- Gêne fonctionnelle : il est déconseillé de se pencher en flexion complète (comme pour ramasser un objet au sol) pendant les 15 premiers jours, afin de ne pas solliciter les sutures abdominales.
- Soins des cicatrices : quotidiens pendant les premières semaines. Un traitement complémentaire (laser ou LED) peut être proposé si besoin.
- Gaine de contention : portée en continu pendant un mois pour limiter l’œdème et optimiser la cicatrisation.
- Reprise des activités :
- Vie quotidienne : entre 2 et 3 semaines selon l’état général.
- Activité professionnelle : prévoir 3 à 4 semaines d’arrêt de travail.
- Sport : à éviter pendant 6 semaines au minimum.
Les résultats d’un bodylift à Paris
Le résultat d’un bodylift est visible dès les premiers jours, malgré l’œdème postopératoire qui masque partiellement les contours au début. En quelques semaines, la silhouette se redéfinit :
- la peau est retendue et adaptée à la nouvelle corpulence,
- les plis cutanés ont disparu,
- les contours du ventre, des hanches et des fesses sont plus nets.
L’amélioration esthétique s’accompagne d’un gain fonctionnel réel : confort vestimentaire, mobilité facilitée, disparition des frottements ou irritations, amélioration de la posture. Pour de nombreux patients, il s’agit d’une étape clé dans la reconstruction après un amaigrissement massif.
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FAQ – Bodylift
Le bodylift est-il douloureux ?
La douleur est modérée et bien contrôlée par des antalgiques. La fatigue est souvent plus marquée que la douleur, notamment dans les deux premières semaines.
Combien de temps dure la récupération ?
Un arrêt des activités est nécessaire pendant 2 à 3 semaines. Le sport est interdit pendant 6 semaines. La fatigue post-opératoire peut durer une quinzaine de jours.
Peut-on se pencher ou porter des charges ?
Il est déconseillé de se pencher complètement (flexion de l’abdomen) pendant les 15 premiers jours, pour éviter de solliciter la cicatrice abdominale.
Les cicatrices sont-elles visibles ?
La cicatrice est circulaire, située bas sur la ceinture pelvienne, et dissimulée dans les sous-vêtements. Elle s’atténue avec le temps et peut bénéficier de soins complémentaires si besoin.
Le bodylift permet-il de perdre du poids ?
Ce n’est pas une chirurgie d’amaigrissement. Le poids peut baisser légèrement, mais l’objectif principal est de corriger les excès cutanés et de redéfinir la silhouette.
Faut-il attendre que le poids soit stabilisé ?
Oui. Il est recommandé d’avoir un poids stable depuis au moins 6 mois avant d’envisager un bodylift, pour garantir un résultat durable.
Quelle est la différence avec une plastie abdominale ?
La plastie abdominale traite uniquement la paroi antérieure (le ventre). Le bodylift agit sur toute la ceinture abdominale, y compris les hanches, les flancs, le bas du dos et les fesses.
Peut-on associer le bodylift à d’autres interventions ?
Le bodylift est déjà une intervention lourde. On évite généralement d’y associer d’autres plasties. Une petite liposuccion complémentaire peut être envisagée, mais l’intervention se suffit souvent à elle-même.
Peut-on conduire après un bodylift ?
La conduite est possible après deux à trois semaines, lorsque la mobilité est suffisante et que les douleurs ne gênent plus les mouvements du tronc.
Y a-t-il une limite d’âge pour un bodylift ?
Il n’y a pas de limite d’âge stricte, mais un bon état de santé général est indispensable. Un bilan préopératoire complet est systématique.
L’anémie est-elle un obstacle au bodylift ?
Oui, une anémie non corrigée constitue une contre-indication temporaire. Elle doit être identifiée et prise en charge avant toute intervention.
Le traitement repose souvent sur une supplémentation en fer, parfois administrée en hôpital de jour sous forme intraveineuse.
En effet, le bodylift peut entraîner une perte sanguine significative. En cas d’anémie préalable, cela expose à une fatigue importante, à un risque accru de complications et parfois à la nécessité de transfusions post-opératoires.
Quels sont les risques d’un bodylift ?
Les principales complications sont :
- Saignements, parfois à l’origine d’hématomes nécessitant un drainage.
- Anémie, fréquente chez les patients ayant déjà un taux bas d’hémoglobine.
- Infections, souvent secondaires à un hématome non détecté, traitées par antibiotiques ou drainage.
- Épanchements lymphatiques (séromes), généralement traités par ponctions répétées.
- Troubles de cicatrisation (désunions, retards), nécessitant parfois des soins spécifiques.
- Complications thromboemboliques (phlébite, embolie), prévenue par une série de mesure dont les anticoagulants.
Le bodylift est-il remboursé par la Sécurité sociale ?
Oui, après un amaigrissement massif (notamment après une chirurgie bariatrique), une prise en charge est possible si un tablier abdominal recouvre le pubis.
Cette prise en charge nécessite une demande d’entente préalable et l’accord du médecin conseil.
En cas d’accord, les frais d’hospitalisation sont intégralement couverts par l’Assurance Maladie.
Restent à la charge du patient, les dépassements d’honoraires et la chambre particulière, s’il le souhaite.
Prix d’un bodylift à Paris
Le tarif d’un bodylift débute à partir de 8 000 € pour les honoraires chirurgicaux. À cela s’ajoutent les frais de clinique et les frais d’anesthésie.
Un devis personnalisé est remis lors de la consultation avec le Docteur Pélissier, chirurgien esthétique à Paris.
En cas d’amaigrissement massif dûment documenté, une prise en charge partielle par l’Assurance Maladie peut être envisagée, notamment pour les frais de structure.

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