Rhinoplastie secondaire structurelle et ultrasonique
À qui s’adresse la rhinoplastie secondaire ?
Toutes les évolutions sont possibles après une rhinoplastie : parfois l’amélioration obtenue est insuffisante, et il arrive aussi qu’on observe une dégradation. L’atteinte peut être purement esthétique, strictement fonctionnelle, ou concerner les deux à la fois.
Les causes sont variées : planification inadaptée, technique insuffisante, ou plus souvent encore, instabilité cicatricielle, qui peut provoquer un déplacement de la cloison, une perte de soutien, une migration de greffe, ou révéler des irrégularités plusieurs mois après l’intervention.
Ces situations sont souvent vécues difficilement par le patient, qui peut associer ces modifications à une perte de confiance, tant dans le résultat que dans la relation avec le chirurgien initial.
La rhinoplastie secondaire reste une chirurgie réparatrice, plus exigeante que la chirurgie primaire, tant sur le plan technique que psychologique.
Principes de l’intervention
La rhinoplastie secondaire peut relever de deux logiques :
- Une retouche localisée, sur un nez globalement satisfaisant (petite bosse, asymétrie, déviation) ;
- Une vraie reconstruction structurelle, lorsqu’il existe une déformation marquée ou une perte de soutien.
Dans les cas structurels, l’intervention repose après le retrait des fibroses, sur une rhinoplastie structurelle mettant en jeu des greffes cartilagineuses prélevées :
- sur le septum nasal, si encore disponible ;
- sur le cartilage auriculaire, courbé mais facile d’accès ;
- sur le cartilage costal, droit, rigide et en quantité suffisante, prélevé sous la poitrine.
Les greffes profondes permettent de reconstruire la charpente nasale (septum, piliers, pointe), tandis que les greffes superficielles, posées juste avant la fermeture, servent à affiner les contours ou régulariser un relief visible.
Dans certains cas, un temps osseux est aussi nécessaire pour réaligner les os du nez. L’instrumentation ultrasonique (Piezotome) permet alors des coupes précises et atraumatiques, même sur des os fragilisés par la première rhinoplastie. On parle alors de rhinoplastie ultrasonique secondaire.
La voie fermée se caractérise par des incisions entièrement dissimulées à l’intérieur des narines.
La voie ouverte, en revanche, reprend ces mêmes incisions internes et y ajoute une courte incision transversale au niveau de la columelle, permettant une exposition complète de la structure nasale.
Le choix de la voie d’abord (ouverte ou fermée) dépend de la complexité des gestes à effectuer et de l’expérience du chirurgien avec chaque technique.
La consultation préopératoire
Une première consultation approfondie est essentielle. Le chirurgien commence par reprendre l’ensemble de l’historique : ce qui a été fait lors de la première rhinoplastie, les effets constatés au fil des mois, et la gêne ressentie aujourd’hui. Il s’intéresse aussi bien aux aspects esthétiques qu’à la respiration.
Un examen clinique minutieux est réalisé, à la fois externe (forme du nez, asymétries, déformations) et interne (fonctionnement des valves nasales, cloison, cartilages alaires). Ce bilan peut être complété par des examens d’imagerie comme un scanner, pour objectiver les troubles fonctionnels.
Le chirurgien établit ensuite un projet opératoire réaliste en s’aidant d’une modélisation photographique 3D. Cette modélisation ne remplace ni l’analyse clinique ni les limites liées aux tissus déjà opérés, mais elle permet au patient de visualiser les proportions potentielles, de poser ses questions, et de mieux comprendre ce qu’il est possible, ou non, de corriger.
Enfin, un devis personnalisé est remis, ainsi que les prescriptions préopératoires nécessaires (bilan sanguin, imagerie, consultation d’anesthésie). Si une prise en charge est envisagée, un dossier sera constitué pour l’Assurance Maladie.
Déroulement de l’intervention
L’intervention se déroule sous anesthésie générale, en ambulatoire ou avec une nuit d’hospitalisation selon les cas. Sa durée varie de 45 minutes à 4–6 heures, selon la complexité.
Étapes principales :
- Reprise ou ajout d’une incision (voie ouverte ou fermée) ;
- Dissection minutieuse des tissus cicatriciels ;
- Prélèvement et préparation des greffes cartilagineuses ;
- Mise en place des greffes profondes pour redonner du soutien ;
- Temps osseux si nécessaire (réaxation, ostéotomies ultrasoniques) ;
- Pose des greffes superficielles juste avant la fermeture ;
- Suture et pose éventuelle d’une attelle externe.
Suites opératoires
Les suites varient selon l’ampleur du geste :
- Retouche simple : œdème modéré, douleurs minimes, reprise rapide du travail.
- Rhinoplastie structurelle : œdème plus important, notamment au niveau du dorsum et de la pointe, pouvant durer plusieurs semaines.
- Greffe costale : gêne thoracique pendant 5 à 10 jours, contrôlée par des antalgiques simples.
Recommandations :
- Reprise du travail : entre 10 et 15 jours ;
- Reprise du sport : à partir de 4 à 6 semaines ;
- Exposition au soleil : à éviter pendant au moins 2 mois.
Un suivi postopératoire régulier est prévu pour contrôler la cicatrisation et l’évolution de l’œdème.
Résultat attendu
Le résultat s’apprécie progressivement, entre 3 et 18 mois. L’œdème initial peut brouiller la perception, surtout au niveau de la pointe. Il faut souvent plusieurs mois pour apprécier pleinement l’évolution du nez, tant sur le plan visuel que fonctionnel.
Le but est de retrouver un nez stable, respirant, régulier, et mieux intégré dans le visage. Il ne s’agit pas de viser un nez parfait, mais un résultat plus équilibré et supportable au quotidien.
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FAQ – Rhinoplastie secondaire
Combien de temps faut-il attendre avant une rhinoplastie secondaire ?
Un délai de 12 mois est recommandé pour permettre une cicatrisation complète et une évaluation stable du résultat.
Ma chirurgie du nez est ratée, que dois-je faire ?
Prenez du recul. Si, après un an, le résultat reste insatisfaisant et que le lien avec votre chirurgien est rompu, un second avis spécialisé permet de réévaluer les possibilités de correction.
La rhinoplastie secondaire est-elle plus douloureuse ?
Non. La douleur est modérée, surtout contrôlée par l’œdème. Le prélèvement costal peut générer une gêne comparable à une crampe thoracique, temporaire.
Est-il possible de corriger un nez trop retroussé ?
Oui, grâce à des greffes d’allongement septal, qui redonnent une projection et une angulation plus naturelle à la pointe.
La rhinoplastie secondaire doit-elle toujours se faire par voie ouverte ?
Pas toujours. La voie ouverte est privilégiée pour les reconstructions complexes. Mais certains gestes peuvent être faits par voie fermée, selon l’expertise du chirurgien.
Peut-on faire plus de deux rhinoplasties ?
Oui, mais chaque intervention augmente la difficulté. Les attentes doivent rester réalistes et les tissus le permettre.
La rhinoplastie structurelle est-elle réservée aux reprises ?
Non. Elle est aussi utilisée en primaire, notamment pour les nez ethniques, très irréguliers ou sous-développés. Mais lorsqu’elle est possible, la rhinoplastie de préservation est préférée pour sa sécurité, ses plus grandes possibilités, son naturel et sa récupération rapide. Elle est beaucoup moins pourvoyeuse de rhinoplasties secondaires difficiles.
La rhinoplastie secondaire peut-elle être prise en charge ?
Oui, si la première intervention avait été remboursée et qu’il existe une gêne respiratoire ou une déformation importante. Un dossier médical complet est requis pour faire la demande.
Combien de temps pour respirer normalement après une rhinoplastie secondaire ?
La respiration peut être gênée plusieurs semaines. Elle s’améliore dès le premier mois et continue à progresser jusqu’à 6 mois.
Peut-on refaire une rhinoplastie après une greffe costale ?
Oui, une reprise reste possible. Il peut alors être nécessaire de prélever du cartilage sur une autre côte.
Qu’est-ce qu’un corbin ?
Le corbin désigne une convexité localisée juste au-dessus de la pointe du nez, donnant l’impression d’un excès au niveau de la cloison. Il peut être lié à un excès de cartilage, à une cicatrisation fibreuse ou à un recul de la pointe après chirurgie. Ce défaut peut également être constitutionnel.
Tarifs
Les honoraires varient selon l’ampleur et la complexité :
- À partir de 3000 € pour une retouche simple de moins de 2 heures.
- À partir de 8000 € pour une rhinoplastie secondaire structurelle complète.
À cela s’ajoutent :
- Les frais de clinique ;
- Les frais d’anesthésie.
Un devis personnalisé vous sera remis lors de la consultation avec le Dr Philippe Pélissier, chirurgien esthétique à Paris. En cas de demande de remboursement, un dossier médical sera transmis à l’Assurance Maladie.

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